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Abdallah Diwan
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jenergy   jenergy Jennifer Corriero's TIGblog
Jennifer Corriero's profile

Six Archetypes of Youth Change Makers

Since the founding of TakingITGlobal in 1999, I have been incredibly inspired by my interactions with thousands of young change makers from all around the world. Through my Masters Research on youth-led action in an international context along with exposure to other studies and international conferences examining the role of today's generation of youth as change agents, I have gained an important observation. My observation is that I have seen the emergence of Six Archetypes of Youth Change Makers, which provide a glance at the roles young people are taking on in the process of creating change.


The Dreamer

The Dreamer is the driver behind new ideas. Dreamers are often the first to articulate a long-term vision for the future and think big. It is the sense of aspiration, optimism and imagination of dreamers that drive progress, innovation and change.

The Megaphone

The Megaphone is a vocal advocate for change. Megaphones are very focused on delivering the message and will campaign tirelessly and work hard to lobby for a message to be heard. They inspire action through their words and help to shift priorities on the agenda.

The Spark Plug

The Spark Plug is a catalyst and has a gift for networking and connecting people. The Spark Plug is able to foster collaborations and bring many different organizations and individuals together in dialogue, convincing diverse interest groups to come together for a common goal.

The Task Master

The Task Master is often behind the scenes making things happen and is sometimes the under-rated player within a group or organization. Often, it is the Task Master who literally keeps things together by turning ideas into manageable tasks with actionable timelines. Task Masters are practical, objective-oriented individuals.

The Sherpa

The Sherpa serves as a guide who provides mentorship, insight and training through peer education. Sherpas are natural educators with a strong interest in learning and sharing knowledge. Sherpas value hands on experiences and are able to draw upon the expertise and resources of those they encounter.

The Storyteller

The Storyteller is often the documenter of an organization and its projects, preparing short stories, interviews, blogs, webcasts newsletters and more. Storytellers become a vehicle for spreading inspiration and sharing of best practices through identifying patterns and strengthening movements through recognizing exceptional individuals.

July 2, 2009 | 5:18 PM Comments  0 comments

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damianprofeta   damianprofeta Damian Profeta's TIGblog
Damian Profeta's profile

Ahora mi blog está en www.damianprofeta.com.ar



Hola, mudé mi blog a otra dirección:
www.damianprofeta.com.ar!

Vas a ser redirigido automáticamente en cinco segundos.

En caso contrario, podés acceder haciendo click acá



June 28, 2009 | 9:36 PM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
Keyvan Sayar's profile

République des actionnaires: à qui appartient la vie de Steve Jobs?


Après des mois de spéculations en tous genres, le Los Angeles Times explique aujourd’hui que Steve Jobs, le patron d’Apple, serait en bien mauvaise santé et les journalistes se demandent si le secret gardé par ses avocats depuis des mois est bien légal. Loin de s’apitoyer sur le sort du cofondateur d’Apple, les journalistes décortiquent les faits juridiques et leurs conséquences pour les actionnaires.

Steve Jobs présentant le célèbre Iphone

Steve Jobs présentant le célèbre Iphone

Tout d’abord on apprend que si les sociétés ne sont pas tenues de divulguer les détails de la situation médicale de leurs dirigeants, elles doivent en revanche donner aux investisseurs des informations matérielles qui leur permettront de choisir en connaissance de cause s’ils ont envie d’acheter ou de vendre des actions.

Certes on peut le comprendre à l’échelle d’une petite entreprise, disons un salon de coiffure tenu par un patron qui aurait un ou deux employés. Avant de prêter de l’argent au patron ou d’acheter des parts de son entreprise, j’aimerais avoir une petite idée de sa forme et de son état d’esprit. Admettons. Mais quand on touche à de grandes multinationales spécialisées, la fluctuation du cours des actions sur les noms de patrons et souvent très surprenante, presque ésotérique: un groupe automobile va avoir à sa tête un homme qui ne connaît rien à l’ingénierie automobile, qui n’est pas un spécialiste du marketing, qui est un manager professionnel… mais en fonction de sa côte, avant même qu’il ait commencé à travailler (et répétons-le, la qualité des voitures ou des publicités ne dépendra pas de lui) on va faire des paris sur lui, les actions vont monter ou descendre (risquant ainsi dans les cas négatifs d’affaiblir l’entreprise – ce qui n’est pas dans l’intérêt des actionnaires).

De même pour Monsieur Jobs qui, s’il est le cofondateur d’Apple ne conçoit pas chaque produit et logiciel qui sort de l’usine à pommes (que les fans d’Ipod et d’Iphone se rassurent, Steve Jobs ou pas, Apple continuera sûrement à fabriquer tout autant de gadgets cool qui font bip bip bip quand on les touche). D’où le malaise que j’éprouve en lisant ces lignes du Los Angeles Times (et cet article n’est pas exceptionnel, il est malheureusement emblématique). On est allé trouver un des docteurs de Jobs pour lui faire expliquer de quoi souffrait son patient, on a découvert, malheureusement pour l’intéressé, que c’était plutôt grave (du genre définitivement grave) et on a commencé à prendre peur -non pas que monsieur Jobs souffre, non pas qu’avec un autre dirigeant la société Apple change d’état d’esprit mais que le PDG emporte dans sa chute vers l’autre monde le cours de nos actions Apple bien-aimées. C’est donc au nom du droit des actionnaires à connaître la vérité que bon nombre de journalistes (et peut-être derrière eux un certain nombre d’actionnaires et de concurrents d’Apple) ont demandé à obtenir davantange que de simples informations matérielles (les dernières fournies par Jobs faisaient en effet seulement état d’un déséquilibre hormonal – je ne suis pas médecin mais c’est vrai que ça n’a pas l’air aussi grave que ce dont il souffre apparamment).

Nous en serions donc là… on ne se mobiliserait plus pour voter, on ne s’engagerait plus dans la vie politique mais on serait prêt à payer des SMS pour voter par millions à des émissions de télé-réalité et on brandirait le principe de transparence (ou même l’idée de démocratie) pour exiger de savoir (et d’étaler sur la place publique) la couleur de la tumeur de tel ou tel PDG. Ce serait bien triste.

Pour vous dire la vérité, je n’ai pas envie d’y croire. En tout cas je n’ai pas envie de croire que nous ne sommes que ça. La démocratie est fondamentale. Notre droit de regard, de critique, d’expression est essentiel pour la préserver. Les entreprises jouent un rôle très important dans la société et il est bon que les actionnaires utilisent leur droit de regard pour demander des comptes aux gérants (idéalement pour exiger qu’ils respectent aussi les droits fondamentaux et l’environnement -on a bien glausé sur la santé de S. Jobs mais on a très peu parlé par exemple du fait que l’Iphone première version était très difficilement recyclable), il est bon que tout cela existe… mais utilisons ces droits d’une manière un peu plus respectueuses des individus. Je ne veux pas savoir quelle maladie a M. Jobs, juste s’il est apte à travailler ou non, je veux connaître sa stratégie, son bilan. Idem pour les politiques, je me moque de savoir si M. Berlusconi a trompé ou non sa femme, c’est une affaire qui les regarde, ce que je veux savoir c’est ce qu’il a fait et ce qu’il compte faire en politique. Ils nous appartient à tous de recentrer le débat sur les questions qui comptent (les seules qui nous regardent).


June 25, 2009 | 9:06 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
Keyvan Sayar's profile

République des auditeurs: à qui appartient le King of Pop?


Michael Jackson a été hospitalisé d’urgence aujourd’hui après un arrêt cardiaque, c’est ce qu’affirment ce soir de nombreux médias états-uniens, quelques mois seulement après l’annonce de son grand (et final) come back à Londres pour 50 concerts étalés entre juillet 2009 et mars 2010.

Michael Jackson, le King of Pop, annonçant son retour sur scène en mars 2009

Michael Jackson, le "King of Pop", annonçant son retour sur scène en mars 2009

Je n’ai pas l’habitude d’écrire sur la vie des stars mais je viens d’écrire il y a quelques heures un billet sur la santé de Steve Jobs et la façon dont les journalistes ont revendiqué le “droit de [tout] savoir” [sur sa santé] au nom de la transparence et de la démocratie des actionnaires. Ce soir en faisant un tour sur Google News, j’ai trouvé le même genre de remarques au sujet de Michael Jackson. Dans un article de la chaîne australienne ABC, on s’inquiétait de ce qu’il adviendrait des concerts de cet été dont les billets s’étaient vendus en quelques minutes. Les journalistes précisent qu’à l’époque déjà plusieurs personnes avaient posé la question de la santé de Michael Jackson et que la société AEG Live, organisatrice des concerts, avait indiqué que M. Jackson s’était à cet effet soumis à un examen médical de 4 heures et demie… Non mais sérieusement, on en arrive où? Est-ce qu’on aurait imaginé demander à Jimi Hendrix de souffler dans le ballon avant de monter sur scène?

… Excusez-moi un petit instant, en même temps que j’écris ce billet je surfe sur Google News et on vient d’indiquer que Michael Jackson vient de décéder des suites de cette attaque cardiaque. Ce qui devait être un autre billet coup de gueule contre le voyeurisme des médias devient un billet funèbre. Je ne sais pas trop quoi dire. Les plus jeunes pensent à la chirurgie esthétique et à la pédophilie quand ils entendent le nom de Michael Jackson. Ma génération se souvient de Bad, de Dangerous, du Moonwalk. J’ai découvert aussi ensuite les premiers tubes des Jackson 5, ses premiers albums. C’était un artiste hors du commun, un chanteur excellent, un danseur incroyable. Je n’ai jamais été fan de son relookage au bistouri et j’ai toujours été bouleversé / dégoûté par les accusations de pédophilie. Je veux me souvenir de son travail d’artiste, de tant de chansons qui m’ont accompagné tout au long de ma vie et m’accompagneront encore.

Dommage qu’il n’ait pas pu faire cette tournée finale.


June 25, 2009 | 7:06 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
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La fin du Secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme


L’Elysée a annoncé aujourd’hui la composition du nouveau gouvernement Fillon. Dans la nouvelle équipe ne figure plus de Secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme. Nicolas Sarkozy, qui avait promis en tant que candidat d’être le “président des droits de l’Homme“, avait créé ce poste au Quai d’Orsay à la demande de Bernard Kouchner et confié la tâche à la jeune Rama Yade. Un véritable challenge puisqu’il s’agissait pour elle non seulement de travailler sous la tutelle d’un ex-socialiste mais aussi de faire vivre un thème qui ne collait pas toujours avec les intérêts diplomatiques de la France. Rama Yade s’est pourtant appliquée à ne pas rester silencieuse même quand le président lui demandait de se taire. Ainsi quand Muammar Khadafi était reçu en grande pompe à l’Elysée, Mme Yade déclarait à la presse que la France n’était pas un paillasson sur laquelle des dictateurs pouvaient venir s’essuyer les pieds. Plus tard, sur nombre d’autres dossiers elle a également pris parole (à défaut de faire davantage). Rama Yade écrivit un livre (Les droits de l’Homme expliqués aux enfants de 7 à 77 ans), déclina la proposition de place éligible aux européennes (en indiquant que l’Europe n’était “pas [son] truc” et qu’elle avait encore plein de choses à faire sur les droits de l’Homme). Seulement voila, le président Sarkozy qui voulait transformer le ministère des affaires étrangères en un “ministère de la mondialisation“, faire de la France une force motrice pour la promotion des droits humains dans le monde a mis de l’eau dans son vin et a décidé d’éliminer ce portefeuille devenu gênant. Rama Yade, elle, a été reléguée promue aux sports, comme si l’important n’était après tout pas tant son expertise ou son engagement mais ses qualités de gestionnaire/représentante/femme politique populaire.

Rama Yade

Rama Yade

Certes ce poste n’était vraiment pas facile à occuper, certes il nous mettait face à nos contradictions (d’un côté nos principes, de l’autre les concessions que nous faisions), certes sans réels moyens ce poste était juste un symbole… seulement le supprimer revient également à abandonner cette promesse de campagne qui a tenu à coeur à beaucoup de Français: que le pays autoproclamé “des droits de l’Homme” oeuvre à les promouvoir davantage dans ses relations avec le reste du monde (cf. Nicolas Sarkozy en campagne: “Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l’homme au nom de nos intérêts économiques. Je défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou menacés et je les mettrai au service de la défense des droits des femmes“).

A chacun de juger le travail effectué par Mme Yade. Il n’en reste pas moins que mettre le secrétariat d’Etat aux droits de l’Homme à la poubelle après seulement deux ans d’existence est un triste aveu d’échec.


June 23, 2009 | 7:06 AM Comments  0 comments

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egyamira   egyamira Amira Sobeih's TIGblog
Amira Sobeih's profile

A Train of Dream


We are proud to welcome you to Train of Dream’s station; a train drives you through a fantasy world of challenges and hopes.

You are entering a mysterious and fascinating world of dreams where the rules of obstacles do not apply.

Dream Trains carry you from where you are to where you want.

I am very happy to let you know that many worked very hard over years to produce a “Train of Dream” passing into the reality of action, where dreams come true :)

Dream Train ‘s engines move the hearts of men, and it will introduce the start of the next generation to dream anything you want to dream.

Thank you for taking your “Train of Dream”…The ONLY transport you will ever need for faith in your dreams, dreaming and creating dreams, dreams analysis and getting in action.


All Dream tools on “go go..get inspired, get involved and dream” are completely free for all dreamers (please contact Allah to support and help and enjoy downloading his teachings and update your mental and spiritual strength with love, passion and hardworking on your career and brain system, or use it within in your work product).


You can also use your dream loops and failures trials as educative and motivation backgrounds for your life, future, dream editing and “dream for other and with others” multimedia designs.


Easily browse the newest Dream Success Stories on “anyweb.site “ and “AnyTrueModel in RealLife”

Make your desktop more interesting with sharing your passion with friends and family and believe in God.

Finally here we are, our train is moving on. Now you are in no way, the final say in what YOUR dream


-----Amira--------
Wed, June 17 -09

June 17, 2009 | 9:46 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
Keyvan Sayar's profile

Quelqu’un qui ne ressemble à personne


J’ai rêvé que quelqu’un viendrait

J’ai rêvé d’une étoile rouge

et mes paupières sursautent

et mes chaussures se rassemblent

Que je devienne aveugle

si je mens!

J’ai rêvé de l’étoile rouge

quand je ne dormais pas

Quelqu’un viendra

Quelqu’un viendra

Une autre personne

Une personne meilleure

Quelqu’un qui ne ressemble à personne

qui ne ressemble pas au père

ni à Ensi, ni à Yahya, ni à la mère

Il ressemble à celui qu’il faut

et il est plus grand que les arbres

de la maison du maçon

et son visage est plus lumineux

que celui de l’Imâm du Temps

Et il n’a pas peur du frère de Seyed Djavâd

qui est allé porter l’uniforme des policiers

et qui n’a même pas peur de Seyed Djavâd lui-même

à qui appartiennent toutes les chambres de notre maison

Et qui s’appelle comme la mère le cite

au début et à la fin de sa prière

le Juge des Juges

ou bien

la Récompense des Récompenses

Et qui peut, les yeux fermés, lire

tous les mots difficiles dans le livre de troisième

Et qui peut, sans faute, soustraire mille

de vingt millions

Et qui peut acheter à crédit

tout ce dont il a besoin chez Seyed Djavâd

Et peut faire en sorte que la lampe d’ “Allah”

qui était verte, verte comme le matin très tôt,

s’allume de nouveau au ciel de la mosquée Meftâhiân

Oh…!

Comme c’est bon la lumière!

Comme c’est bon la lumière!

Et moi, combien j’ai envie

que Yahya possède un chariot

et une lampe à huile

et moi combien j’ai envie de m’asseoir

au milieu des pastèques et des melons d’eau

dans le chariot de Yahya

et de tourner autour de la place

de Mohammadieh

Oh…!

Comme c’est bon de tourner autour de la place!

Comme c’est bon de dormir sur le toît de la maison!

Comme c’est bon d’aller au jardin public!

Comme c’est bon le goût du Pepsi!

Comme c’est bon le cinéma de Fardine!

Et combien j’aime toutes les bonnes choses!

Et moi, combien j’aime tirer les cheveux de la fille de Seyed Djavâd!

Pourquoi suis-je si petite

que j’en perds toujours mon chemin?

Pourquoi le père qui n’est pas aussi petit

et qui ne perd pas son chemin

ne fait rien pour que la personne

qui est venue dans mon rêve

avance le jour de sa venue?

Et pourquoi les gens du quartier de l’abattoir

dont la terre du jardin est tachée de sang

et dont l’eau du bassin de la maison

est tachée de sang

et dont la semelle des chaussures

est aussi tachée de sang,

ne font rien, ne font rien?

Combien est paresseux le soleil d’hiver!

J’ai balayé le toit de la maison

et j’ai aussi lavé les vitres de la fenêtre

Pourquoi le père rêve-t-il

seulement quand il dort?

J’ai balayé le toit de la maison

et j’ai aussi lavé les vitres de la fenêtre

Quelqu’un viendra

Quelqu’un viendra

Quelqu’un qui est dans son coeur avec nous,

qui est dans son souffle avec nous,

qui est dans sa voix avec nous

Quelqu’un que l’on ne peut pas arrêter,

menotter et envoyer en prison,

quelqu’un qui est né

sous l’arbre ancien de Yahya

et qui grandit de jour en jour

Quelqu’un viendra

de la pluie, du bruit de la pluie

des murmures des fleurs de pétunia

Quelqu’un viendra

le soir du feu d’artifice,

du ciel du quartier Toupkhâneh

Il mettra la nappe

Et partagera le pain

Et partagera le Pepsi

Et partagera le jardin public

Et partagera le sirop pour la coqueluche

Et partagera le jour de l’inscription

Et partagera les tickets d’entrée à l’hôpital

Et partagera les bottes en caoutchouc

Et partagera le cinéma de Fardine

Et partagera les arbres de la fille de Seyed Djavâd

Et partagera tout ce qui est invendu

Et nous donnera notre part

J’en ai rêvé…


Forough Farrokhzad

(Trad. Jalal Alavinia, extrait de La Conquête du jardin, Ed° Lettres Persanes, 2005)


June 14, 2009 | 10:06 AM Comments  0 comments

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damianprofeta   damianprofeta Damian Profeta's TIGblog
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La mejor versión de Hey Jude que los Beatles no hicieron

Para emocionarse hasta las lágrimas (bueno... eso es lo que me pasó a mí)



visto en: El Caparazón, Versión Light

La historia del video, en ALT1040

June 14, 2009 | 6:55 AM Comments  2 comments

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Romaica   Romaica Rana Lotfy's TIGblog
Rana Lotfy's profile

Make a difference

Having a goal gives you a purpose for living and working hard to achieve that goal. My goal is making a difference in the world or even somebody's life.
Sometimes it's hard because I don't know where to start or because I "think" that I won't have the strength to do it or others doubt my ability to do so therefore they discourage me. However it is up to me to find the courage and strength to fight the demons in my head and others who try to put me down. Even if I fail, at least I owe to myself that I have tried.

June 7, 2009 | 7:57 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
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Blog2Bar – Refectorium du Palais de la Paix, La Haye (4 juin 2009)


Il sera bientôt midi et j’aurai bientôt faim, mais en attendant je me retrouve ici, au milieu du placide ventre mou de la justice internationale, au Palais de la Paix à La Haye. C’est ici que fut fondé il y a une centaine d’années le premier tribunal international chargé de veiller à ce que les états règlent leurs différends avec des mots plutôt qu’avec des balles. Si l’idée est belle et plutôt sympathique, elle semble ne pas encore avoir complètement porté ses fruits. Le palais lui en revanche est très abouti. Tourelles, horloge dorée à l’or fin, statue géante d’un chat noir, parterre de fleurs, fontaine ornée de phoques et d’ours polaires, bibliothèque flottant entre ciel et terre, vases, tapis, chaises rembourrées, bassin canardé, buissons bien taillés, tout ici exprime l’ordre. Un peu comme si, à défaut d’être parvenus à l’apporter au monde, les juges avaient remonté leurs jupons, retroussé leurs manches et tenté d’apporter l’ordre à leur jardin. C’est déjà ça après tout. Et puis au prix que ça coûte, il faut bien que ça serve à quelque chose un magistrat international.

Le Palais de la Paix, La Haye (Pays-Bas)
Le Palais de la Paix, La Haye (Pays-Bas)

Tout en brique rouge hollandaise, comme la plupart des vieux bâtiments de La Haye, le Palais de la Paix a été conçu par un architecte français, construit par des ouvriers du monde entier (venus chacun installer la partie offerte par leur pays) et contient une collection incroyable de bibelots internationaux: des immenses tapis persans à un énorme vase en jaspe russe de 3200 kilos en passant par une réplique du Christ des Andes, des tapisseries japonaises et une allégorie américaine de la paix en petite tenue. Un magnifique exemple de coopération internationale. Ce qui est un peu triste c’est que la coopération se soit arrêtée là. Une fois la dernière brique posée, le ruban coupé, le gâteau mangé, on a compté jusqu’à trois et on a recommencé à s’estourbir les binettes. L’enfer est pavé de bonnes intentions et le Palais de la Paix bourré de déclarations d’amour. On dirait presque un musée du Lennonisme, le rock’n'roll en moins. Et puis John Lennon, lui, avait un certain sens de l’ironie. Quand je regarde l’ours polaire de la fontaine et qu’il m’affirme que le droit international protège les peuples du monde entier, je ne peux m’empêcher de lui raconter en riant l’histoire du président Wilson de passage de ce côté-ci de l’atlantique. Venu en France à la fin de la première guerre mondiale, il avait rencontré Clemenceau à Versailles. A l’époque, le président américain était un des principaux promoteurs du projet de Société des Nations, l’ancêtre des Nations Unies. Il tentait de convaincre les hommes politiques de tous les pays du monde de travailler ensemble et de reconnaître un droit international qui garantirait le règlement des différends entre pays autrement que par la guerre. Au déjeuner, Wilson avait tellement rabattu les oreilles du tigren Clemenceau avec ces histoires que ce dernier, pointant du doigt la volaille rôtie qu’on venait de leur apporter, lui dit d’un ton railleur “vous voyez ce poulet? eh bien c’est un poulet qui croyait au droit international”.

“Ridicule!” me répond sèchement l’ours polaire, “plusieurs des Conventions de La Haye et de Genève étaient déjà en vigueur à l’époque, en conséquence si ce poulet était décédé d’une cause non-naturelle lors d’un conflit opposant plusieurs états cela aurait constitué une claire violation du droit international. En effet les traités précisaient déjà que les civils ne devaient pas être pris pour cibles lors des guerres”.

- Et depuis quand les poulets sont des civils?

- Là n’est pas la question! Je vois qu’on ne peut vraiment pas discuter sérieusement avec vous.”

Je n’avais jamais dit qu’on pouvait discuter sérieusement avec moi. Je n’ai jamais prétendu être un sérieux discuteur et encore moins un Palais de la Paix. Je suis juste moi, un moi qui aime bien les histoires drôles et les boissons chaudes, un moi qui trouve ça sympa de construire des châteaux pour la paix, le bonheur ou l’amour mais qui a quand même quelques doutes quant à leur efficacité. Enfin, puisque même les statues ne veulent plus discuter avec moi, je n’ai plus qu’à retourner à mes moutons imaginaires.

La fontaine aux ours polaires offerte au Palais de la Paix par le Groenland
La fontaine aux ours polaires offerte au Palais de la Paix par le Groenland

Ici dans le refectorium, c’est le silence absolu. Après s’être occupée d’encaisser les frais de ma réhydratation, la caissière s’est enfoncée dans une rêverie aussi silencieuse que la fin du monde. Est-ce à ça que ressemblerait la paix perpétuelle? Est-ce qu’on boirait tous calmement des infusions dans des maisons en briques? Est-ce qu’on regarderait tomber la pluie par la fenêtre en se disant qu’on s’en fout parce qu’on est au chaud et qu’on est heureux? Est-ce que nos bisous auraient plus d’amour, nos fruits plus de goût?

Le refectorium (disons la cafétéria) du Palais de la Paix
Le refectorium (disons la cafétéria) du Palais de la Paix

La tisane tourne dans ma tasse et moi je tourne dans ma tête. J’ai eu la chance de grandir dans la paix alors c’est peut-être un peu indécent de ma part de plaisanter sur ce sujet. Si mes parents n’avaient pas pu partir d’Iran en 1980, j’aurais connu la guerre comme la plupart des gens qui sont restés là-bas. Ce n’était pas une guerre plus importante que les autres, juste une guerre dégueulasse, comme toutes les autres. A quelques mois près j’aurais eu une vie complètement différente. Comme tellement de monde. Ceux qui sont nés là où il ne fallait pas. Du mauvais côté de la ligne. Il y a déjà tellement de problèmes dans la vie (rien que changer une roue ou remplir une déclaration d’impôts), tellement de choses dures qui nous tombent dessus, pourquoi en plus de ça aller chercher des fourches, des bâtons et se donner des coups de pique? Pour la liberté, pour la justice, peut-être, mais alors très vite et seulement si vraiment rien d’autre ne marche, mais pour la nation? pour que ce soit mon drapeau accroché en haut du poteau et pas le tien? ma langue dans ta bouche et pas la tienne dans la mienne? (oui, cette phrase est un peu ambigüe, mais c’est là tout le charme du multiculturalisme) vraiment ça je ne peux pas le comprendre. Je peux comprendre qu’un groupe veuille préserver ou promouvoir sa culture, ça oui, mais qu’on égorge des gens pour cela, je trouve ça vraiment indélicat (et passablement catastrophique).

Ce qu’il faut faire, je n’en sais rien. D’ailleurs que je sache ou que je ne sache pas, ça ne changera sûrement pas grand chose. Un peu comme ce Palais. C’est très bien qu’il soit convaincu qu’il faille la paix dans le monde, mais ce ne sont pas ses tourelles qui vont arrêter les missiles en plein vol. Et ses juges jardiniers auront du mal à faire fleurir la paix tant qu’on ne leur donnera pas de quoi arroser les graines. Il y a toutefois une chose positive dans ce Palais, c’est la tisane. Elle est douce et apaisante. Peut-être que c’est aussi simple que ça, après tout. Peut-être que personne n’y a pensé. Il suffirait de servir de la tisane aux chefs d’états et de leur parler tout doucement comme le fait la caissière. Ne vous inquiétez pas, on va trouver une solution, tout ira bien, ça fera 50 cents s’il vous plaît. En plus elle est trilingue. Je pense que c’est elle qu’on devrait prendre comme prochain Secrétaire Général des Nations Unies. D’abord elle est sympa puis surtout elle est très calme. Dès qu’elle entrera dans la pièce, tous les présidents de toutes les républiques, les têtes couronnées et les épaules galonnées se sentiront d’un coup à l’aise. Un peu comme quand maman amène des boissons chaudes et qu’on regarde la pluie s’écraser sur la fenêtre. Le monde a besoin d’une bonne tisane et d’un après-midi tranquille à la maison. A force de tourner 24 heures sur 24 il est tellement au bout du rouleau qu’il n’en finit plus de craquer: guerres civiles, émeutes, éruptions volcaniques… Il faut qu’il se détende un petit peu, qu’il se rappelle que nous sommes tous des frères (et des soeurs) et que les petites lignes qu’on a tracées par terre c’était juste pour rigoler. Des petits traits d’union qu’on a dessinés un mardi parce qu’on s’ennuyait, qu’on avait vu des loups marquer des territoires et qu’on avait trouvé ça marrant de les imiter. Faut que j’en parle à la caissière. Là elle est plongée dans ses pensées alors je n’ose pas la déranger mais tout-à-l’heure quand j’irai reprendre une tisane je lui en toucherai un mot. Ce serait chouette et puis comme on aurait finalement la paix dans le monde, ses amis ne la chambreraient plus quand elle dirait qu’elle travaille au “Palais de la Paix”.



June 4, 2009 | 7:06 AM Comments  0 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
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Les aventures de Mox le traducteur


Il n’est pas fréquent de voir des personnages de fiction faire le joli métier de traducteur. Tout le monde pense savoir à peu près en quoi ce travail consiste (s’asseoir, allumer son ordinateur, feuilleter son dictionnaire, traduire) pourtant -comme pour tous les métiers- il y a plein d’aspects auxquels on ne pense pas forcément tant qu’on n’a pas soi-même travaillé dans ce domaine ou vu un traducteur de près. Alejandro Morenos Ramos (traducteur professionnel) vient de créer une bande-dessinnée humoristique racontant les déboires professionnels de Mox, un traducteur freelance jonglant entre le travail (et toutes ses complications), sa petite amie et sa tortue. Une réflexion sympathique sur ce métier pas si connu.


June 3, 2009 | 4:06 AM Comments  0 comments

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damianprofeta   damianprofeta Damian Profeta's TIGblog
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Video: Ponencia sobre Participación Juvenil y Nuevas Tecnologías
About this event: 10° Festival Internacional de Cine de Derechos Humanos DerHumALC


Comparto con ustedes un video de una exposición que tuve la oportunidad de hacer el año pasado en representación de la Asociación Vientos del Sur, titulada "Participación Juvenil y Nuevas Tecnologías".

La ponencia fue parte del Seminario sobre Nuevas Formas de Participación Juvenil, organizado por la Plataforma Federal de Juventudes de Argentina, el 14 de mayo de 2008 en el Centro Cultural Recoleta, en el marco del X Festival Internacional de Cine de Derechos Humanos DerHumALC.

En mi exposición abordo someramente conceptos y herramientas útiles para el trabajo de las ONGs juveniles.

Web 2.0, Ciberactivismo, los nativos digitales, el poder de los Blogs, los Wikis, las mal llamadas redes sociales, entre otros temas están incluidos en este resumen de menos de 10 minutos (la exposición original duró 30 minutos)

Gracias a Gastón por realizar la filmación y a Nacho por convertirla a formato digital.

A quienes les interese la relación entre participación, juventud e internet, los invito a leer un artículo que escribí el año pasado para un dossier sobre "juventud y TICs" para el Portal de Juventud de América Latina y el Caribe, clickeando acá

¡Se agradecen los comentarios!


May 30, 2009 | 3:32 PM Comments  0 comments

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glorious   glorious Maged Hassan's TIGblog
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RSS – Let the WorldWideWeb come to you


I won’t be exaggerating to say that RSS feed is the single most useful tool I’ve found on the internet after emails.

It must have caught your attention before, that little orange square you see on many web pages.  It means that this publish updates frequently and that you can subscribe to follow these updates through automatically generated feed called RSS (which stands for Really Simple Syndication). You typically find this feature available on blogs and news websites, but there are a host of other stuff you can choose to follow.

we feed icon

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Using RSS feeds proves extremely uselful when there are numerous sites that you want to follow and it’s big consumption of time to go to each single site everytime you log onto the net. Instead, this tool aggregates all the new posts generated on all the pages you want to go to in one place.

There is a staggering list of ‘aggregators’ to help you with this. They fall into 3 categories. The most simple is using the web browser to compile all the feeds you want to subscribe to. All the new browsers have the ability to read web feeds (be it Internet Explorer, Firefox, Opera, Safari, etc.).  There are programs that you install on your desktop to read these feeds, which is almost the same as using your web browser.

The thirds set of aggregators are websites. Personally, I prefer this set because it doesn’t tie you to a certain computer. This means that you can access your list of web feeds from any place that has internet. My favourite is Google Reader (simply because Google has a very attractive package of tools). There, you insert the url of the website you want to follow its updates, and if it has RSS feed feature activiated Google Reader will detect it. You can arrange different feeds under specific folders.

     screenshot from my Google Reader

screenshot from my Google Reader

The RSS feed system has enabled me to maximally benefit from the time I spend online. There are various ways to determine how you want to benefit from the tool. Besides following news sites and blogs all in one place, I follow the twitter updates of some of the users. It’s also possible to subscribe to a search term on twitter. For instance, I follow the search term “ylvp” which is programme I attended last year. This way I can follow whatever tweet that has the term.

Some sites publish a huge number of posts everyday(like the Huffington Post), and sometimes not all of the updates are of concern . For instance, I don’t care to follow all the articles from the Independent Newspaper -  I only want to follow the articles written by Robert  Fisk, and it’s possible to do so. Also possible it is to follow a specific blog post for the replies/comments on the page. If you are familiar with the notion of Social Bookmarking, you can find use in following the new bookmarks saved by some users or follow the new bookmarks filed under certain tags.

There are many different ways you can use web feeds, and I’m not sure if the examples I mentioned are useful. However, I’m sure it’s a valuable tool but it’s each one job to determine how to get the benefit.


May 29, 2009 | 5:05 AM Comments  1 comments

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keyvan   keyvan Keyvan Sayar's TIGblog
Keyvan Sayar's profile

Blog2Bar – Sol beach, 27 mai 2009


L’après-midi commence bien: il ne fait pas spécialement moche, j’ai mangé deux aubergines à moi tout seul et les problèmes d’hier sont réglés aujourd’hui. A quelques mètres de moi, un type d’un certain âge demande une jeune fille en mariage. Embarassée, elle repousse le petit coffret puis serre le type dans ses bras. Je ne sais pas exactement ce qu’ils se disent mais ça ne sent pas la joie. La serveuse arrive et débarasse leur table. Elle leur demande s’ils prendront autre chose. On dirait que le type a envie de mourir et de tuer la serveuse au passage. Elle efface immédiatement son sourire et disparaît sans un mot. Elle doit être habituée à arriver au mauvais moment, ça fait partie des risques du métier. Témoin involontaire des bons et mals heurs de sa clientèle, elle doit s’adapter, comprendre rapidement ce qui se passe puis le cas échéant se faire oublier.

Sol beach, Scheveningen, Pays-Bas
Sol beach, Scheveningen, Pays-Bas

Un RnB sirupeux flotte dans la pièce. “Love you, love you, oh baby baby”. Le type cherche dans la poche de sa veste de quoi payer l’addition. Il voulait partager le reste de sa vie avec cette demoiselle mais elle lui a dit “non merci baby”. “Love you, love you” fredonne la serveuse cachée derrière le comptoir. Le type lorgne rageusement dans ma direction. Je me retourne pour découvrir derrière moi un couple de retraités gloussant devant des tartes. Il les assassine du regard tout en posant un billet sur la table. Son amie a déjà remis son manteau et mâche nerveusement un chewing gum en l’attendant. La serveuse hoche la tête au son de la musique. Dehors, le vent se lève. Des enfants jouent à ouvrir les bras et se laisser emporter. A l’abri de plusieurs paravents, un homme prépare une sculpture en sable. Un berger allemand suit avec enthousiasme une dame portant un grand tam-tam. Sur ma table des myosotis myosotent dans leur pot en attendant que je finisse mon café. Tiens, je sais maintenant commander du café dans une dizaine de langues. C’est vrai qu’il y a des trucs plus impressionnants comme marcher sur les mains ou avoir une très longue moustache, mais c’est quand même quelque chose. Si nous sombrons dans une 3e guerre mondiale ou que la civilisation est engloutie par la montée des eaux, je disparaîtrai avec la satisfaction du devoir accompli, la certitude d’avoir mis mes 28 années de vie à bon usage, sachant en mon for intérieur que si l’occasion s’était présentée j’aurais pu demander du café dans dix idiomes différents.

La dixième de ces langues est le persan et c’est en vérité seulement cette semaine que j’ai appris à convenablement me cafféïner à l’iranienne. Je savais bien sûr déjà - avec un vocabulaire approximatif et un accent déplorable – demander que l’on verse quelques gouttes  de jus de filtre dans ma tasse, mais c’est désormais la tête haute et le sourcil fier que j’exige mes boissons chaudes en persan. Ces facultés linguistiques fraîchement acquises je les dois à une méthode de langue américaine qui m’a permis de faire en quelques semaines davantage de progrès qu’en trois décennies de consommation de tchélo kabab. Une méthode qui ne m’a rien appris sur le parfum des fleurs ou le sens du frisson mais qui m’a enseigné l’art subtil de l’emprunt d’argent aux amis (leçons n°13 et 14) et du marchandage (leçons n°14, 15 et 16). Monsieur Pimsleur et sa méthode éponyme n’éduquent en effet pas seulement les élèves sur les particularités de la grammaire persane ou la consommation de boissons chaudes, ils enseignement à qui veut bien les écouter le fonctionnement des relations sociales iraniennes. “Imaginez que vous êtes au bazar. Vous voyez un article qui vous plaît, demandez son prix au vendeur. Kheymatech tchand é? Il vous répond que l’article coûte 50.000 tomans, mais il y a beaucoup de bruit dans le bazar et vous n’avez pas bien entendu. Demandez-lui ce qu’il a dit. Tchi goftid? Il en profite pour augmenter le prix et vous répond: 52.000 tomans. Dites-lui que c’est trop cher. Kheyli geroun é. Vous lui proposez 30.000 tomans, comment dira-t-il: ‘non, ce n’est pas possible’ ? Na, némiché! Il vous propose alors de baisser le prix à 45.000 tomans, comment lui dites-vous que vous n’avez pas cette somme sur vous? Ounkhadr poul baham nist. Dites-lui aurevoir et faites mine de partir. Khoda hafez! Il vous interpelle et vous propose l’article pour 35.000 tomans.”

Je vous passe les leçons sympas sur les manières de demander de l’argent à des proches et celles sur les façons de refuser poliment ces demandes de prêt. Ce qui m’a un peu surpris, c’est qu’ils n’évoquent pas le fameux “Ghabel nadaré” si typiquement iranien. Ce petit jeu qui consiste pour un vendeur – même au terme d’un âpre marchandage – à dire à son client que pour lui “c’est gratuit”. Ce à quoi le client doit bien sûr répondre avec insistance qu’il n’en sera rien. On se renvoie la balle une ou deux fois puis on passe à la caisse. Cette expression s’emploie partout, du taxi illégal au bureau de poste en passant par les épiceries ou les restaurants, tout est toujours “gratuit pour vous”, mais vous êtes si résolu à payer que vous le faites quand même. Dans le même genre il y a la drôle d’expression “Ghorban-é choma” qui signifie littérallement “je suis votre esclave”. On le dit en refusant d’entrer en premier quand quelqu’un tient la porte, quand on se bat pour le privilège de porter les sacs de quelqu’un ou pour ponctuer n’importe quelle surenchêre de politesses. Pour moi qui étais habitué aux “allez hop, papiers” des gardiens de la paix, c’était assez étrange d’entendre un policier me dire “je suis votre esclave”. Ca ne les empêche pas bien sûr de passer aux poignets de beaucoup de gens de petits bracelets, mais c’est si joliment dit…

Le fianceur et sa fuyante sont partis depuis un bon bout de temps. Les retraités ont chacun avalé trois parts de tarte et décampé. La serveuse à queue de cheval est devenue un serveur à boucle de nez. Les myosotis fixent perplexes une bougie qui vient d’arriver sur notre table. Le serveur me demande ce que je veux boire et je n’en ai aucune idée. Il me signale une promotion spéciale sur les tartes – moi qui croyais que les doyens avaient tout mangé -. Pour 4 euros 50, je me verrais gratifié d’une part de tarte de mon choix et d’une boisson chaude. J’essaie de marchander. “On dit 3 euros?”. Gêné, le serveur m’explique que ce sera 4 euros 50. Je tente alors 3 euros 50. Il me dit que pour ce prix je peux avoir une part de tarte mais pas la boisson. C’est un coriace. Et si je faisais mine de partir? Je suis sûr qu’il me courrait après avec une tarte aux poires et une pleine théière d’earl grey. Je le regarde droit dans les yeux et je mets mon écharpe. Il ne bronche pas. Ah tu penses que je bluffe, hein? Ben regarde bien. Je mets mon manteau et je me lève. Il me dit aurevoir. Il pense sûrement que je vais craquer et lui lâcher ses 4 euros 50, c’est mal me connaître. Je ne suis pas un pigeon du dimanche moi, je suis un élève de maître Pimsleur.

Bon, ça fait dix minutes que je suis sorti. J’ai l’impression qu’il ne viendra pas me chercher. Peut-être qu’il voulait accepter mon prix mais qu’il a un patron très strict, peut-être même que le marchandage vient d’être interdit par une nouvelle directive européenne. Satanée Commission européenne qui bombarde le monde de directives sans penser aux aspirations légitimes des marchandeurs indépendants. Le voila qui passe devant la fenêtre. Il doit m’avoir vu. Il attend sûrement que la nuit tombe pour m’apporter ma tarte et mon thé à l’abri des regards. Je ne peux pas lui en vouloir, après tout il mettrait en danger sa carrière s’il me servait en plein jour. Mais que faire d’ici là? Il n’est que cinq heures et le soleil se couche à neuf heures ces jours-ci. Acheter du pain et le jeter aux mouettes? Acheter des bonbons et les distribuer aux enfants? A ce prix-là, si je remballais ma fierté je pourrais être au chaud à boire du thé en mangeant du gâteau. Si tel est mon destin alors je l’accepte. La Commission européenne a gagné, cette fois-ci, mais je n’ai pas dit mon dernier mot.


May 27, 2009 | 1:05 AM Comments  0 comments

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glorious   glorious Maged Hassan's TIGblog
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Canada in the news
About this category: Peace & Conflict


I came across these 2 posts on one of the blogs I follow. It's a lamentable fact that Canada is very biases when it comes to Middle East Politics..

How Those Who Kill Can Enter Canada While Those Who Save Lives Are Barred

By Joshua Blakeney

World renowned, award winning journalist John Pilger commented on George Galloway's autobiography: "Galloway's work has saved countless lives, particularly in Iraq". This is an accurate statement about the record of the five-times elected British MP who was described by Canadian Minister for Immigration Jason Kenny as "a threat to Canada's security" and subsequently banned from entering Canada during March of this year. Juxtaposing the blood-soaked records of George W Bush and Bill Clinton - especially in relation to Iraq, Afghanistan, Yugoslavia, Somalia and elsewhere - with the unimpeachable record of George Galloway MP, the patent rudderless and deceptive nature of the current Canadian government and its media accomplices becomes transparent. The Canadian government evidently embraces the inane ethos: "if your going to kill, make sure you kill millions." In other words, the tin pot tyrants like the Taliban and Saddam Hussein are to be demonized, subjected to show trials and marketed as a ‘threat', while those who massacre and torture millions like Bush, Clinton, Rice and Cheney are to be venerated, ingratiated and granted VIP treatment if they choose to come to Canada at any time during their lucrative speaking tours.

The Canadian parliament in its history has never stood in such public execration as it does contemporarily for both its tacit and overt support for some of the worst mass murderers ever to afflict humanity. War criminals emanating from Canada's behemoth southern neighbour are apparently welcome to spread their malicious propaganda, leaving with a hansom speaker's fee, all for the pleasure of the wealthy few who can afford the ticket to enter the Gestapo protected venues. In the past eight weeks there have been visits by George W Bush to Calgary (hosted by the Calgary Chamber of Commerce), Condoleezza Rice to Calgary (hosted by the so called U of C School of Public Policy) and imminently George W Bush and Bill Clinton plan to descend upon Canada again, as if it were merely the fifty-first state of the U.S.A, rather than a sovereign country with its own laws and international obligations.

If Canada is indeed still a sovereign country certainly many of us are finding the boundaries opaque at best.

The most criminal and supine of all - and to whom we must channel a large portion of our anger and contempt - are the ‘mainstream' media who invariably negate their duty and responsibility to expose the tyrants' records and to educate the public on the democratically enshrined laws which the current minority government are perpetually glossing over (unless it serves them to do otherwise as was the case with the erudite George Galloway MP in March). The supine, docility of the press has allowed radical extremists such as Bush and Clinton to appear as misunderstood, sophisticated statesmen who had to make ‘difficult decisions' in a ‘dangerous world', whilst peace activists like George Galloway MP are unanimously demonized, traduced and portrayed as a ‘threat to Canadian security.' The Globe and Mail have printed (on a daily basis) a half-page advertisement for the Bush-Clinton visit boasting their affiliation with the event alongside the infamous Bennett Jones legal firm and many other collaborationist conglomerates who seek to make Canada a safe-haven for self-confessed torturers and war criminals. Contrastingly George Galloway MP, who was banned from entering Canada because he delivered wheel chairs, medicine and much needed food supplies to the starving captives of the Gaza ghetto, was described by the National Post's Jonathan Kay as: "Anti-Israel, Anti-American, pro-Hamas, pro-Hezbollah", all of which are untrue as is evidenced by Galloway's own statements in parliament and in his biweekly radio show in which he confutes such chimeras regularly. Galloway doesn't support Hamas he supports Al-Fatah. Galloway recognizes Israel's right to exist and is widely respected by many Jewish groups throughout the world. As for Hezbollah, Galloway simply expounds the truism that the political force is widely supported by the Lebanese people and that Lebanese democracy should be respected not undermined. He equally promotes bringing home the troops from the illegal wars in Afghanistan and Iraq so that the young U.S. soldiers could be home and safe rather than at war and in danger. How ‘anti-American' is that? Perhaps Jonathan Kay's warped definition of being pro-American equates to supporting the inept, draft-dodging leaders who order young, impressionable men and women into illegal conflagrations? The pseudo-liberal Kay then fascistically advised that if Galloway entered Canada: "then (opponents should) have police on hand to apprehend him" (http://bit.ly/WEKIb).

Getting accused of supporting terrorism by a government and its bought-and-paid-for media who are prepared to roll out the red carpet for Bush (twice in eight weeks), Rice and Clinton is a bit like getting told to sit up straight by the Hunchback of Notre Dame. Bush, the self-confessed torturer and sadist, should either be barred from entering Canada as Canada's Immigration and Refugee Protection Act allows for, or if he enters Canada, according the Lawyers Against the War: "the Attorney General of Canada must prosecute him for torture or provide consent to private prosecution", as Canada's Crimes Against Humanity and War Crimes Act equally allows for. The Canadian government's recent ‘Canada's Program on Crimes Against Humanity and War Crimes: Tenth Annual Report' had the ostensible commitment: "to deny safe haven in Canada to war criminals, that is, individuals who may have been either directly involved or complicit in the commission of war crimes, crimes against humanity or genocide." The report concludes: "Canada has proven to be a pioneer in the development of a world-class war crimes program. Its coordinated approach and initiative in the realm of international cooperation and outreach has earned the War Crimes Program acclaim in the global community. Strong legislation reflects the Government of Canada's determination to hold suspected perpetrators of war crimes accountable for their actions"

(see: http://bit.ly/UKA57).

The propaganda surrounding Clinton's legacy has allowed a misperception to coagulate that he was a ‘dove' and ‘the best U.S. president ever'. It must be acknowledged that there exists a plethora of incriminating justifications for banning Clinton from entering the country based on his own illegal rapacity. Some of these include the use of proscribed weapons of mass destruction and the deliberate destruction of Yugoslavian "hospitals and health-care centers, public housing, infrastructure vital to the well-being of civilians, refineries, warehouses, agricultural facilities, schools, roads and railways." (See: http://bit.ly/7VsKy)

George Galloway's courageous solidarity with the Palestinian people by leading the convoy of aide to the Gaza ghetto was a self-styled method of raising awareness about unspoken Holocausts which the media obediently censor from the public domain. Galloway led a similar convoy (this time in a red London bus) to beleaguered Iraq during the 1990s when western governments, spurred on by Clinton, were punishing the Iraqi people with sanctions for having a dictator which western governments had themselves installed, funded and armed to the teeth with chemical and biological weapons. Galloway's humanism thus warrants the kind comments opined by John Pilger that: "Galloway's work has saved countless lives, particularly in Iraq." As Galloway stated: "I've met Saddam Hussein, exactly the same number of times as Donald Rumsfeld met him. The difference is that Donald met him to sell him guns and maps the better to target those guns, and I met him to bring an end to sanctions and suffering and war" (see: http://www.guba.com/watch/3000067165). Just as Galloway's sanctions busting in Iraq was an attempt to alleviate U.S. (Clinton) imposed suffering, which killed a child every six minutes, so the recent convoy of aide was warmly received by the captives of the Gaza ghetto who are starving as a result of Israeli illegality. Thus the canards of ‘anti-Israel', ‘pro-Hamas' etc, disseminated by the popinjay, armchair warrior Jonathan Kay were, as to be expected, no more than squalid propaganda as is customary from the guttersnipe media outlet which he genuflects at the behest of.

The effect of Kay's and others of his ilk's disinformation is highly pernicious and corrosive for a young democracy like Canada's. The truth about George Galloway was concealed and his reputation in Canada was hence besmirched which then allowed his message of peace and anti-imperialism to be diluted which (no surprises) benefits Kay's own perceived agenda of legitimizing the aggressive warfare which Canada's government are deeply complicit in contemporarily. As part of the same hidden agenda, Bush and Clinton's blood soaked records are obediently concealed by the likes of Kay, and the credibly accused war criminals are being glorified rather than arrested. These hidden agendas and disinformation campaigns prevent the Canadian people from imbibing the realities of the world which has the ultimate effect of allowing the U.S. regime to continue its atrophy of democracy uninhibited.

On April 28th 2009, Professor Anthony J Hall (University of Lethbridge) courageously confronted the baneful Jonathan Kay at a speaking engagement in Montreal (see: http://www.youtube.com/watch?v=Ez1sY5g8_Uo). Dr Hall asked Kay why he uses anonymous sources (such as the anonymous, peddler of propaganda ‘Blackrod' blogger) to commit character-assassination upon respected dissenters such as former Liberal candidate Leslie Hughes who's only real crime was that she dared to cross the invisible boundaries which Kay's National Post, CBC, The Globe and Mail and the rest of the 'mainstream' media are the gate-keepers for. Dr Hall described Kay's efforts as "questionable…shoddy journalism" and accused him of being a "radical, extremist…with access to a large audience through CanWest Global." Whilst Professor Hall was doing all Canadians a service by challenging the National Post's chief propagandist, an interlocutor shouted at Kay: "you are covering up for mass murder…you should go on trial for propaganda and disinformation…you should go on trial like Joseph Goebbels did." At which point Professor Hall invoked international law and the Nuremburg Principles educating the infelicitous Jonathan Kay: "the role of the press in dehumanizing whole populations, preparing public opinion for aggressive warfare, that is what you are a part of, he (the interlocutor) is correct, you are part of the propaganda machinery of aggressive war and incidentally that is outlawed in the UN…we've read your columns for years…the War on Terror is based on psychological warfare…and you have been a very intricate part of that machinery of aggressive warfare." Prof Hall also challenged Kay on his complicity in the disinformation campaign against George Galloway to which Kay replied unabashedly: "I said he was a toxic clown", exposing the lack of intellectual rigor which one can expect from his supposed journalism.

It is clear that Canada is increasingly perceived to be a 'safe haven' for self-confessed tortures and war criminals who have committed what at Nuremburg - reflecting upon the unilateralism and genocidal practices of Nazism - was defined as "the ultimate war crime" of aggressive war. If the ahistorical, Goebellian normalizing of those who have committed the "ultimate war crime" perpetuates from Canada's apologetic government and media then it is the people who will be forced to attempt citizens arrests upon those who are either self-confessed violators of international law, or are credibly accused so, as the Canadian domestic law allows for. One such attempt has already been mounted in Canada by the courageous activist Splitting the Sky who sought to break the police lines in Calgary to conduct a citizens arrest against the self-confessed criminal George W Bush on March 17th. Professor of International Law Francis A Boyle in his book Protesting Power: War Resistance and Law has advised those of us who oppose the impunity afforded to war criminals to deputize ourselves and attempt to implement Canadian law which we respect, unlike Steven Harper and Jason Kenny who have eviscerated the legal system. Splitting the Sky will embark upon a five day trial in March 2010 where, in reality, he will not be in the mindset of the accused, but rather that of the accuser, not the criminal but the interrogator. He was attempting prevent Canada from becoming a safe haven for mass murderers and self-confessed tortures and was arrested for doing so. If the police are aiding and abetting the self-confessed torturers and mass murderers are we to stand by and watch? As Pastor Niemoller regretfully opined: "In Germany, they came first for the Communists, And I didn't speak up because I wasn't a Communist. And then they came for the trade unionists, And I didn't speak up because I wasn't a trade unionist. And then they came for the Jews, And I didn't speak up because I wasn't a Jew. And then they came for me and by that time there was no one left to speak up." They came for the ‘Communists' during the Cold War - and massacred them in their millions - now they have come for the Arabs and Muslims and massacred them in their millions, who will be next?

© Copyright Joshua Blakeney, Global Research, 2009


Israel Steals Palestinian Heritage, History

Palestinian Authority Prime Minister Salam Fayad has made a formal complaint to the Canadian government regarding the intention of Toronto's Royal Ontario Museum to collaborate with the Israel Antiquities Authority to host "Dead Sea Scrolls: Words that Changed the World" from June 27 to January 3, 2010.

Palestinian Archaeological Department Director-General Hamdan Taha explains, "The exhibition would entail exhibiting or displaying artifacts removed from the Palestinian territories… I think it is important that Canadian institutions would be responsible and act in accordance with Canada's obligations."

The Israeli exhibition violates international conventions or protocols that Canada has ratified and that protect cultural property during armed conflict. The State of Israel seized the Jordanian-owned Rockefeller Museum in Jerusalem in 1967 to take possession of the scrolls and has continued to loot similar Palestinian cultural property from the Occupied Territories ever since. Under the 1970 Convention on the Means of Prohibiting and Preventing the Illicit Import, Export and Transfer of Ownership of Cultural Property and the 1954 Hague Convention along with its two associated protocols, Canada is legally obliged "to take appropriate steps to recover and return any such cultural property" at the request of the wronged party.

The Dead Sea Scrolls exhibition is part of Israel's effort to re-brand itself. According to The Economist, American Jewish groups and Israeli diplomats are trying to create the perception of Israel as "hip, cool, cultured, fun and creative." The campaign has included placing sexually suggestive advertisements in Maxim and other men's magazines.

Harvard Professor Stephen Walt suggests in his Foreign Policy blog that the re-branding effort is foredoomed to failure: "Restoring Israel's image in the West isn't a matter of spin or PR or `re-branding;' it's a matter of abandoning the policies that have cost it the sympathy it once enjoyed. It's really just about that simple."

The archaeological component of the propaganda campaign, however, uses subliminal suggestion to bypass such political arguments. A top Israeli re-branding advocate argues, "[Let's] get to that first stage when people associate Israel with science and music and archaeology…Then we'll take it from there."

In Facts on the Ground Columbia Professor Nadia Abu Al Haj writes, "In the context of Israel and Palestine, archaeology emerged as a central scientific discipline because of the manner in which colonial settlement was configured in a language of, and a belief in, Jewish national return." Even though asserting ownership to a country after absence of 2000 years is preposterous, Israel's theft of Palestine from the native population is popularly legitimised through the claim that today's Jews descend from inhabitants of Greco-Roman Judea.

According to New York Times Reporters Ethan Bonner and Isabel Kershner in "Parks Fortify Israel's Claim to Jerusalem," "[There] is a battle for historical legitimacy. As part of the effort, archaeologists are finding indisputable evidence of ancient Jewish life here."

This claim is nonsense.

Intellectuals of Jewish origin in 19th century Germany, influenced by the folk character of German nationalism, invented their folk narratives `retrospectively,' out of a thirst to create a modern Jewish people, argues Tel Aviv University Professor Shlomo Sand, author of How and When the Jewish People Was Invented.

There is no single founder population for modern Jewry any more than there is a single founder population for modern Christians or modern Muslims. Late ancient and early medieval texts describe an ethnically diverse collection of communities associated with proselytizing pre-Rabbinic Judaism.

In English to use the word Jew is anachronistic before the 10th century when medieval Rabbinic Judaism crystallised thanks to the efforts of Saadyah Gaon (Sa`îd bin Yûsuf al-Fayyûmi) and his colleagues.

With the revolutionary codification of Rabbinic law these communities became part of a vast trade network that spanned the Christian and Muslim world and that extended into China and began to exchange members on a large scale. The main population-exporting region seems to have been located in territories near the Black Sea.

Current genetic anthropological findings based on DNA analysis indicate that the male ancestors of Yiddish Jewry were of Eastern European and non-Levantine Southwest Asian origin while the female ancestors were Eastern Europeans.

Sand admits, "[The] chances that the Palestinians are descendants of the ancient Judaic people are much greater than the chances that you or I [meaning Israeli Jews] are its descendents."

The Palestinians' ancestors created the Hasmonean Kingdom, composed the Hebrew Bible, followed Jesus, wrote the New Testament, compiled the Mishnah, and redacted the Jerusalem Talmud. The Palestinian people constitute the living link to the earliest beginnings of the heritage from the Torah and Gospel.

Zionists are almost pitiable, for they are so ashamed of their own history that they have usurped one belonging to another people. When the Israeli government sends the Dead Sea Scrolls to Canada, by its own law Canada must turn them over to their rightful owners - the Palestinian people.

Karin Friedemann is a Boston-based writer on Middle East affairs and US politics. She is Director of the Division on Muslim Civil Rights and Liberties for the National Association of Muslim American Women.

May 26, 2009 | 4:03 PM Comments  0 comments

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